Jour 3 : Mardi 13 janvier 2026 : Santiago/Calama
La journée débute en douceur autour d’un superbe petit déjeuner à l’hôtel avant de quitter Santiago pour changer complètement de décor. |
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Le chauffeur arrive à l’heure pour le transfert vers l’aéroport. Direction le nord du Chili, direction le désert…. À 11h50, le vol interne LA 152 décolle de Santiago. À 13h57, l’avion se pose à Calama. |
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Pendant le vol, le spectacle est permanent. Par le hublot, les reliefs se succèdent sans fin. Des montagnes à perte de vue, découpées dans des teintes ocres et brunes. Au loin, certaines cimes sont encore enneigées. Un véritable film se déroule sous mes yeux, silencieux et grandiose. |
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À l’arrivée, un nouveau trajet m’attend pour rejoindre San Pedro de Atacama. Le transfert est assuré par Pampa Transfer, une compagnie un peu plus chère, mais ponctuelle et fiable. Pendant une heure et demie, la route traverse un paysage presque irréel. Le désert s’étire jusqu’à l’horizon, brut, lumineux, dépouillé de toute trace de végétation. |
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Je loge au CaminAndes Hostal, au 66 Caracoles, idéalement situé à quelques minutes à pied du centre et des rues commerçantes et des restaurants. Une fois le sac posé, l’envie de partir explorer est immédiate. |
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La découverte de San Pedro de Atacama village se fait à pied. San Pedro de Atacama est une petite oasis posée au milieu de l’un des déserts les plus arides du monde. Ici, pas de grande ville, mais un village de terre battue, aux maisons basses, entouré de montagnes et de volcans. L’ambiance est à la fois très touristique et étonnamment paisible. Dans les rues, se croisent surtout des voyageurs solitaires, des randonneurs, des photographes, des backpackers et de nombreux passionnés de nature et de paysages extrêmes. San Pedro est avant tout une base pour partir explorer certains des sites les plus spectaculaires du Chili. |
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Au cœur du village, la Plaza de Armas accueille l’église de San Pedro de Atacama, l’un des édifices religieux les plus anciens du pays encore debout. Construite à l’époque coloniale espagnole, elle remplace une première église édifiée près d’un siècle plus tôt. Le bâtiment visible aujourd’hui date essentiellement du XVIIᵉ siècle, puis a été agrandi et modifié au fil du temps, notamment au XVIIIᵉ siècle. Classée Monument Historique du Chili en 1951, elle occupe une place essentielle dans le patrimoine local. Le clocher actuel, quant à lui, a été ajouté dans les années 1960. L’architecture est typique de la tradition andine coloniale. Les murs sont réalisés en adobe, à partir de briques de terre séchée. Les structures utilisent du bois de chañar et d’algarrobo. Le toit est composé de bois de cactus, le cardón, recouvert de boue et de paille, selon des techniques ancestrales transmises par les populations locales. L’ensemble illustre parfaitement la rencontre entre les savoir-faire indigènes et les méthodes européennes, adaptées aux conditions extrêmes du désert. À l’intérieur, un retable baroque décoré, quelques statues de saints et une lumière naturelle douce créent une atmosphère simple et apaisante. |
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La promenade se poursuit ensuite dans les ruelles du village, entre petites boutiques et artisanat local. |
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La soirée commence autour d’un tout premier empanada. Impossible de passer à côté de cette véritable star de la cuisine chilienne. Au Chili, l’empanada est partout : simple, généreuse et incroyablement savoureuse. Un chausson de pâte, préparé à base de farine de blé, garni puis cuit au four, parfois frit selon les régions. Ici, la plus emblématique reste l’empanada de pino. À l’intérieur, un mélange chaud et parfumé de bœuf haché et d’oignons, accompagné d’olives, parfois de raisins secs, et d’un morceau d’œuf dur. |
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Depuis le village, le regard est naturellement attiré par une silhouette qui domine l’horizon. Le volcan Licancabur. Sa forme pyramidale presque parfaite se découpe dans le ciel du désert. Avec ses 5 916 mètres d’altitude, il veille silencieusement sur San Pedro de Atacama. Situé à la frontière entre le Chili et la Bolivie, au nord-est du village, il porte un nom issu de la langue kunza, qui signifie « montagne du village ». Dans les cultures andines, le Licancabur est considéré comme un volcan protecteur, presque un gardien spirituel. Il apparaît dans de nombreuses légendes locales. Là-haut, au sommet, se cache même un cratère capable de se transformer en petite lagune gelée, un phénomène rare à une telle altitude, surtout au cœur du désert le plus aride du monde. |
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En fin de journée, un autre rendez-vous très particulier m’attend. Ce soir, place à l’observation des étoiles avec SpaceObs. |
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Juste avant la nuit, le désert offre un dernier cadeau. Le soleil glisse derrière les reliefs et les volcans, et les couleurs changent minute après minute. L’ocre des montagnes devient orangé, puis rouge profond, avant de se teinter de mauve et de rose. Le volcan Licancabur se transforme en silhouette noire, parfaitement découpée sur l’horizon. Un instant simple, mais puissant … juste avant que la nuit tombe et que le ciel de l’Atacama s’ouvre à l’infini. |
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Place aux étoiles… L’agence a été créée par l’astronome passionné Alain Maury et son épouse Alejandra. Ils accueillent les visiteurs directement chez eux, dans une atmosphère conviviale, pour partager leur passion de l’Univers et rendre l’astronomie accessible à tous. La soirée débute par une première partie à l’œil nu. Sous l’immensité du ciel d’Atacama, les constellations apparaissent peu à peu. Les formes se dessinent, les repères se construisent. Les explications permettent de comprendre comment reconnaître les constellations et surtout comment les mémoriser. Très vite, la notion de rotation du ciel est abordée. La Croix du Sud devient un point clé pour apprendre à trouver le sud. Les différences entre les ciels de l’hémisphère sud et de l’hémisphère nord sont expliquées, tout comme les changements du ciel au fil des saisons et selon la latitude. Une véritable initiation pour mieux s’orienter une fois de retour de l’autre côté de la planète. La seconde partie de la soirée se déroule derrière les instruments. Dix télescopes sont installés. Chacun ouvre une fenêtre différente sur l’Univers. Planètes, amas d’étoiles, nébuleuses… L’espace prend soudain une dimension concrète. L’infiniment lointain devient presque tangible. Après l’observation, une boisson chaude est servie. Le froid du désert s’installe doucement, tandis que la discussion se prolonge autour de la manière dont les astronomes perçoivent aujourd’hui l’Univers, de ses mystères, de ses découvertes récentes et de tout ce qu’il reste encore à comprendre. |
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Au cœur du désert d’Atacama, sous l’un des ciels les plus purs du monde, la journée s’achève les yeux levés vers les étoiles… et l’esprit déjà un peu ailleurs, quelque part entre la Terre et l’infini. |
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