Jour 4 : Mercredi 14 janvier 2026 : Vallée Arcoíris/ Vallée de la lune
La journée commence par un petit déjeuner tranquille, avant le check-out. Les affaires sont laissées en consigne à l’hôtel : un changement d’hébergement est prévu pour ce soir. Prête pour visiter !! À 7h30, le 4x4 arrive pour l’excursion vers la Vallée Arcoíris. À bord, un petit groupe est présent : un couple anglais, un couple russe, une voyageuse espagnole… et moi. L’ambiance est simple, détendue, parfaite pour partager plusieurs heures de piste au milieu de l’immensité. Très vite, les longues routes du désert d’Atacama défilent derrière les vitres. Un décor brut et saisissant : presque aucune végétation, des roches sculptées par le vent, des étendues totalement sauvages. |
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Sur le bas-côté, apparaissent soudain mes premiers lamas… puis des vigognes. Une rencontre inattendue, au milieu de ce paysage minéral. |
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En chemin, nous faisons une nouvelle rencontre...cette fois-ci des ânes. |
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La Vallée Arcoíris se dévoile peu à peu. Le site se situe à environ 90 kilomètres de San Pedro de Atacama, au cœur de la Cordillera de Domeyko. Le nom n’a rien d’exagéré. Les collines sont striées de bandes naturelles rouges, vertes, blanches, beiges, parfois violettes. Un véritable patchwork géologique posé au milieu du désert. Chaque couleur raconte l’histoire de la terre : le fer teinte les reliefs d’ocre et de rouge, le cuivre fait apparaître des nuances vertes, les argiles et les sels dessinent des bandes blanches et grises. À près de 3 300 mètres d’altitude, le décor est tout simplement spectaculaire. |
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La deuxième étape de la matinée, nous conduit vers le petit site de Yerbas Buenas. Ici, la roche est couverte de pétroglyphes. Des gravures anciennes témoignent du passage des peuples indigènes qui traversaient cette région il y a des siècles. Ces lieux servaient de corridor entre le nord-est de l’Argentine, l’Altiplano bolivien et les routes menant jusqu’à l’océan Pacifique. |
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Sur le chemin du retour, une halte permet encore de photographier quelques lamas, parfaitement intégrés à ce décor. |
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En fin de matinée, retour à San Pedro. Le chauffeur me dépose devant l’hôtel pour récupérer la valise laissée en consigne, avant de rejoindre le nouvel hébergement : le Ckoi Atacama Lodge. Le lodge est décoré dans un style local, avec des matériaux traditionnels. Des espaces verts, une piscine… et même quelques lamas sur le terrain apportent une touche sympa à l’ensemble. L’accueil à la réception est chaleureux. Je récupère mes clefs. Ma chambre est spacieuse, propre, confortable. L’hôtel se trouve à quelques minutes à pied du centre et de la rue principale du village. Un déjeuner rapide vers 13 heures permet de reprendre des forces. Car l’aventure, ne fait que commencer, une nouvelle excursion m’attend déjà pour cet après-midi… |
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À 15h30, me voilà repartie pour une nouvelle excursion, direction la Valle de la Luna. Dans le 4x4, le groupe est tout aussi sympa que ce matin : un couple venu de Madrid, deux amies de Galice… et les deux Londoniens déjà rencontrés lors de la Vallée Arcoíris. L’ambiance est détendue, ça rigole, on échange déjà nos impressions sur le désert. La vallée se trouve à seulement quelques kilomètres de San Pedro de Atacama, en plein cœur du désert d’Atacama. Et dès l’entrée…Grosse claque visuelle. Whaou. C’est immense. Brut. Totalement irréel. Un paysage qui semble tout droit sorti d’un autre monde. Ici, tout est minéral : de grandes dunes de sable très fin, des crêtes blanches et tranchantes faites de sel et de roche, des collines complètement sculptées par le temps… et quasiment aucune végétation. Vraiment rien. Juste la terre, le vent et le silence. Le nom n’est clairement pas exagéré. On a réellement l’impression d’évoluer sur une autre planète. |
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Les panoramas sont incroyables, avec des reliefs qui s’étirent jusqu’à l’horizon. Impossible de s’arrêter de regarder autour de soi. À chaque virage du sentier, un nouveau décor apparaît. Toutes ces formations se trouvent dans la Cordillera de la Sal, une zone où l’érosion a façonné des reliefs très découpés, parfois comme des vagues figées dans la roche. Mais ce qui rend l’endroit encore plus particulier, c’est le sel.Il y en a partout dans le sol. Avec le vent, les énormes écarts de température et l’absence presque totale de pluie, le paysage est sculpté en petites arêtes coupantes, surfaces plissées, et couloirs étroits entre les rochers. En marchant, le sol craque parfois sous les chaussures… des cristaux de sel se brisent sous les pas. Sensation étrange, presque fragile. L’exploration continue avec un arrêt devant les « Tres Marías. » Trois énormes silhouettes de pierre dressées au milieu de nulle part. Trois formes verticales, très élancées, isolées dans un décor totalement nu. On dirait de gigantesques statues abandonnées dans le désert. Puis direction la Caverna de Sal. Une formation naturelle directement creusée dans des couches riches en sel. L’entrée mène vers un petit réseau de cavités et de couloirs étroits. Les parois sont ondulées, très claires, presque blanches. Les murs sont composés en grande partie de sel compacté et de sédiments. Entre dunes, roches ciselées, statues naturelles et grottes de sel, la Vallée de la Lune porte parfaitement son nom. Très chouette moment à marcher sur un décor extraterrestre, à rire avec le groupe, à multiplier les photos… Ce qui frappe le plus ici c’est le silence, l’espace, l’absence totale de constructions visibles et on se sent tout petit dans le paysage. |
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On reprend ensuite la route jusqu’au Mirador del Coyote, un point de vue panoramique qui offre une vue spectaculaire sur la vallée de la Lune et ses environs. Depuis ce promontoire rocheux, on domine un immense chaos de roches et de crêtes de sel, des dunes pâles, des reliefs très découpés presque comme des vagues figées. Tout ce décor appartient à la Cordillera de la Sal, une formation géologique très particulière, riche en sel et en sédiments. |
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Puis, nous repartons plus loin sur un autre spot où nous nous installons pour un apéro dinatoire face au coucher du soleil. En toile de fond : le volcan Licancabur, reconnaissable à sa forme presque parfaite. C’est un détail qui ajoute beaucoup de profondeur au paysage : le désert devant toi… et le volcan dressé à l’horizon. Le moment magique du coucher de soleil commence. La lumière transforme totalement les couleurs. Les reliefs passent du beige au doré, puis à l’orange très intense et enfin au rose et au violet. Les ombres s’allongent très vite dans les vallées et soulignent chaque crête. |
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Une fois la lumière retombée, retour vers le village. La soirée se termine tranquillement par une balade dans les rues de San Pedro de Atacama. Les ruelles en terre battue sont encore animées, les terrasses se remplissent, les boutiques restent ouvertes, et l’ambiance est douce et détendue |
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